Lumière d'ambre, la tiédeur s'attarde.
Huile sur toile, châssis à clés
Format: 24 X 19 cm (2 figure)
Titre: ‘‘Lumière d'ambre, la tiédeur s'attarde.’’
En toute fin d'après-midi, quand le soleil s'attarde, le cabanon s'allume doucement d'une teinte d'ambre. Son lavoir devant lui, plein du silence de l'eau indispensable à la fraîcheur.
Le Mont Ventoux, lui, veille toujours, au loin, blanc au sommet et bleu par la distance, témoin patient de tous les soirs orangés qui se ressemblent sans jamais se répéter.
Dans la plaine, ils sont nombreux, ces petits poètes de pierre et de chaux, épars dans le paysage comme des mots qu'on aurait semés sans y penser. Ils sont d'une immense poésie, ils me touchent et m'enchantent, j'aime mes promenades sur les routes entre Caromb, Flassan et Saumane, une magnifique vallée émaillée de ces petits joyaux de mémoire, très inspirants.
Ils n'ont aucune prétention, juste un toit, une porte, un arbre complice qui leur prête ses branches en guise de parasol, et le bois coupé qui attend d'être brûlé, d'être chaleur. Peu d'entre eux ont une réserve d'eau comme celui-ci, tout comme plus personne ne coupe du bois pour y faire une flambée les jours trop froids. Celui-ci est toujours en fonction, il est encore utile à quelqu'un. Pour la plupart ils sont endormis, et je suis bien triste quand ils ne sont pas assez entretenus et qu'ils sont en ruine.
Sous la pluie ils chantonnent, sous le mistral ils résistent, sous l'été qui écrase ils murmurent à ceux qui savent s'arrêter : « Prends un petit moment de fraîcheur près de moi ! »
C'est l'occasion de dessiner, de croquer, d'ébaucher des esquisses qui seront par la suite retravaillées en atelier. Ce sont toujours de magnifiques journées de recherche de paysages avec de délicieux pique-niques à la clé, dans une lumière d’ambre, la tiédeur s’attarde.