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Petite fête sur ma planète:

Il a des commencements qui marquent : le mercredi 27 mai 2026, ce site est mis en ligne, avec les images de mon travail de plusieurs années, ainsi que mon cœur et mon âme.
Il s'agit de fêter un anniversaire qui n'a pas encore atteint sa première année, ce qui signifie qu'il n'y a pas encore de première bougie à souffler et qu'il ne serait pas possible de faire un vœu ! ....
Impensable !
Alors l'idée d'une bougie avec le chiffre « 0 » m'est venue pour fêter un « zéroième » anniversaire, comme un « zeroth » anglais !

Fêter un ''début'' comme un anniversaire, c’est une petite fête sur ma planète.
Alors, petit-déjeuner, déjeuner et goûter pour célébrer ce jour comme il se doit, comme j'aime faire avec mes petites fêtes inventées.
Un petit bonheur qui égaye le quotidien de l'atelier.

Je vous envoie ce télégramme comme une bouteille à la mer, quelque chose de simple, et joyeux.

Peindre, c'est un défi comme un souffle, une vie.
Peindre, c'est s'exprimer, dire, parler.
Peindre, c'est donner sans compter tout au long de ma vie.
Peindre, c'est poétiser un quotidien parfois enchanté, parfois difficile.
Peindre, c'est suivre un chemin de travail, de recherche, d'apprentissage.
Peindre, c'est ne pas renoncer, et continuer encore.

Mettre en ligne ce site, c'est ouvrir une porte, faire un pas hors de ma solitude, avancer encore, et apprendre beaucoup de choses en matière d'informatique, mais bon, c'est fait à peu près. Il reste à Google de le référencer, j'espère simplement qu'il apparaîtra sans trop de souci. S’il y en a, j’aurai beaucoup de mal à les corriger, j’ai dépassé mes limites informatiques depuis un moment avec la construction de ce site !...

En soufflant cette bougie "0", j'ai fait un vœu, qui, je l'espère, se réalisera tout au long de cette première année qui commence aujourd'hui !

À bientôt, chers lecteurs.
Joyeuse petite fêtes sur ma planète!
Amitiés.

Isabelle LLOR

Un télégramme !

Petit-déjeuner de fête!

Déjeuner de fête!

Les menus sont réalisés par:
”Une histoire sans faim” Traiteur à Coustellet (84):
la qualité et l’accueil sont un régal et un bonheur….
Je vous recommande cette belle adresse!

Mon petit parasol jaune est de la fête…
Mon chien Darcy attend sa part…
La fête est parfaite!
Un début joyeux, ensoleillé et gourmand!

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Le sujet !

Est-ce l'essentiel ? Le seul but ? La seule recherche ? La seule mission ?
Le ''tout'' !
Peut-être bien…
Ce choix dans mon atelier est uniquement sentimental.
Il est totalement inclus dans le prisme de mes sentiments.
Si je suis triste, si je souffre mentalement ou physiquement, il n'y en a plus, tout s'éloigne, disparaît, alors s'ajoute un vide immense à mes souffrances.
Mieux vaut ne pas souffrir !!!
Mais, la vie, elle, ne l'entend pas de cette oreille, elle nous malmène et nous devons sans cesse nous adapter.

Je ne raisonne pas mes sujets, je n'ai pas une liste établie à l’avance.
Je rencontre un objet, un paysage, une sensation qui est abstraite en moi, et l'envie et le désir font tout le reste, absolument tout!
Tout n'est que pulsion première, il n'y a aucune intention, ni séduction, ni formalisme, c'est juste ça…
Avec le temps je me rends compte à quel point c'est fragile, alors que dans ma jeunesse je pensais que les Sorgues coulaient sans possible interruption,
que Fontaine-de-Vaucluse était une source infaillible, comme tous les levers de soleil de chaque matin.
La vie s'est occupée de cette naïveté en moi, et aujourd’hui le ''sujet'' devient un sujet de réflexion, à bien ou à mal, je verrai bien !

Chacun sa définition, chacun ses références, ses sources, ses buts et ses chemins, il n'y a pas deux carrières pareilles, et aucun atelier n'est semblable à un autre.
Alors voici quelques points qui m'aident, et qui pourront peut-être vous aider !

1- Avoir un motif principal :
= Un élément et/ou l'idée centrale du travail, autour desquels l’œuvre va s'organiser
= Cet élément et/ou cette idée sont visuels ou sensitifs, et ils sont capables de porter mon émotion, donc de porter l’œuvre.

2- Mettre en place la composition la plus juste :
Quand une émotion fait sens, il ne s'agit pas de perdre la raison et de se laisser porter, car je perdrai les savoir-faire techniques.
Il me faudra tenir la barre pour ne pas me perdre en pleine mer (ça peut m'arriver !!!).
La composition sera mon GPS.
Il me faut agencer, mettre en place, les formes, les couleurs, les contrastes dans l'espace et le support.
Mais aussi, il faudra établir le choix des teintes dans leurs nuances, leurs harmonies et leurs dissonances.
Sans cette boussole, rien ne va. (J’ai tenté le coup quelques fois!!!…)

3- le sujet a besoin d'un cadre (comme tout le monde !) :
= La proportion des ''objets'' ou motifs dans l'espace de la toile, mais aussi entre eux.
Ils sont représentés en deux dimensions, la troisième est un stratagème, un casse-tête important.
La tasse devant la théière doit avoir sa place bien à elle, plus la distance qui les sépare !
Ha ! Quelle belle notion : ''la distance qui les sépare'', et combien d'erreurs ? (Surtout entre nous les humains!!!)
Chaque ''objet'' occupe sa juste place, pour lui-même et par rapport aux autres.
Donc, penser les formes et les volumes que les ''objets'' occupent, pour gérer cette notion de profondeur qui n'existe pas en peinture, c'est un défi, mais on s'y fait !

4- Le style approprié fait partie du choix du sujet:
Classique, abstraction, impressionnisme, style inclassable et personnel…
La touche aussi, les matériaux, les médiums, les toiles ou autres supports, tout va entrer ici en jeu et définir le style qui va transmettre le sujet.



Dans mon atelier, le choix du sujet est l'essence même de ma peinture.
Elle se manifestera par mes émotions et mes sentiments les plus fidèles et les plus amicaux,
par conséquent à travers mes relations au monde et aux autres, c'est un but profond,
et c'est extrêmement subjectif, non quantifiable, non gérable, et non communicable, car chaque expérience étant subjective elle est personnelle.
Autrement dit, si cela fait sens pour moi, il n’en sera pas de même pour tous,
et c'est une chose à accepter de bonne grâce dès le début pour pouvoir avancer et peindre longtemps.
Le sujet et tout ce qu'il comprend de notions ne plairont pas forcément et c'est très bien ainsi.
Ce n'est pas un effort à faire, c'est quelque chose de naturel et d'inévitable,
et ça ne m'a jamais posé de problèmes, j'espère qu'à vous non plus, car ce serait une perte de temps et d'énergie.
Vous êtes différent des autres, ce qui compte c'est de peindre, le reste…
Le reste dépend de l'économie de marché et c'est un autre monde que celui du ''sujet''!

Vous êtes différent des autres, et c’est une singularité réciproque.

Le choix d'un sujet, ou son arrivée sur le chevalet, est ce que j'appelle mon inspiration : sujet et inspiration sont des synonymes pour moi.
Avoir envie, sentir un désir suffisamment fort pour pouvoir affronter tout ce qui va en découler pour lui donner vie.
Certains appellent cela une maternité!
N'ayant pas mis d’enfants au monde, je ne peux pas comparer ces deux notions entre elles !
Cependant la vie m'a appris d'autres choses belles et tristes qui peuvent pallier ce manque.
En définitive, l'écrasante majorité des peintres professionnels, ou connus, sont des hommes et ils n'enfanteront pas non plus, donc cette notion reste non applicable pour moi !
Le choix d’un sujet n’a rien à voir avec un début de maternité!

Le sujet est lié, ou bien, subordonné aux techniques acquises.
Là, en général ça pique un peu ! ...
Il est difficile de peindre sans aucune notion, sans aucun apprentissage. (Haï!)

Oui, je sais, il y a des mythologies récurrentes, mais disons que dans l'ensemble, si vous désirez peindre une pomme,
il va falloir apprendre deux ou trois choses si vous ne voulez pas voir votre travail se ruiner assez vite dans les conjonctures de la technique.
Ces ''conjonctures'' vous attendent de pied ferme !
Là encore, être souple, apprendre de bonne grâce et avec envie reste les meilleures méthodes possibles.
Quoi qu’il en soit, rien n'empêche quiconque de se lancer dans l'aventure à sa guise et à sa manière,
c'est juste que je n'aime pas souffrir pour rien, qu'apprendre est pour moi une source de plaisirs et de joies immenses,
et qu'échouer reste une difficulté qu'il me plaît d'éviter.
Bref, si un santon me dit qu'en faisant comme cela tout ira un peu mieux, même si le temps est plus long, et si des exercices sont à faire en amont,
tout bien réfléchi, je crois que j’essaierai de l'écouter.
Le carnage dans la crèche, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de santons bavards, et encore moins gratuitement,
mais il y a toujours un ravi comme moi quelque part…
De plus il y a les bibliothèques, qui ont des… livres !!! Et oui les livres !
Ainsi, pour pouvoir faire vivre un sujet, il va falloir apprendre à le faire.
Voilà que je viens de perdre toute audience possible… Et pourtant !

Le sujet reste un choix intime, et l’exprimer comme toute activité sera lié à l'acquisition de savoirs.
Mais il y a un bonus, une carte chance : l'observation du monde… C'est la récompense !
Aucun apprentissage ne sera complet sans l’onservation du monde.
Regarder, découvrir, avoir les yeux ouverts, les narines au vent, le cœur en amour, et l'âme en amitié,
manger les plaisirs des saisons, des jours, des nuits, et observer.
C'est mieux qu'un gâteau !
Apprendre, c'est aussi regarder, regarder le monde, et regarder les tableaux, aimer les autres peintres, comme de bons amis, en tout cas ceux qui vous plaisent !
Je n'ai pas de temps à accorder aux choses qui ne me plaisent pas, ce n'est rien d'autre qu'un problème de temps !
Vivre dans les tableaux des peintres que j'aime, dans les livres, dans les films, dans les musiques, dans les chansons, dans les poésies,
c'est déjà presque impossible car tant de choses me plaisent ! ...
Vivre dans les paysages que des agriculteurs dessinent autour de moi, tous les jours, est dans l’absolu, un apprentissage. (Certains d'entre eux sont de grands artistes.)
Vivre dans l'amitié des personnes que j'aime, est le plus beau des paysages.
Vivre quelque chose de réel, même si c'est simple, surtout si c'est simple, est un appentissage,
et pouvoir affronter les difficultés avec courage et loyauté envers ceux qui m'aident à y faire face, reste de plus beau de mes apprentissages.
Voilà ma Fontaine-de-Vaucluse, ma résurgence intarissable, d'où viennent mes Sorgues tout autour de mon atelier.
En plus, ici, nous avons l'eau du canal au cas où !


Dans ce choix du sujet, s’entremêlent le motif et le thème :

Le motif : c'est cet élément visuel (au singulier ou au pluriel), un objet, un fruit, un paysage ; c'est littéralement visuel, descriptif, isolé ou répété.
Un même motif peut servir plusieurs thèmes parfois bien différents les uns des autres.

Le thème : c'est l'idée abstraite qui lance le travail, l'émotion, l'envie ou le désir pour moi.
C'est l'évocation : comme un souvenir qui revient, une nostalgie joyeuse, une douceur, un bien-être, c'est ce que je ressens,
ou la façon dont chacun interprète à sa guise ce qu'il ressent.
C'est la profondeur qui relie l’œuvre à mon histoire et à celle du regard des autres.
Ici aussi, un même thème peut s'adapter à plusieurs motifs différents.

Donc, pour moi, c'est important qu'un sujet ait un motif visuel ou abstrait, mais aussi un thème,
les deux sont importants pour moi, ainsi chaque toile porte son histoire dans mon atelier,
et lorsqu'elle en sort, soit elle garde son histoire native, soit elle adopte celle de son nouveau foyer,
en vieillissant bien des histoires lui seront attachées.

À la question : “Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?”
Mon très cher Alphonse, la réponse est : OUI …
Et chaque sujet a une âme, qui s’attache à mon âme et ma force d’aimer!

Existerait-il quelque part un athanor, caché dans un espace géographique et un espace-temps, dans un labo d'alchimie médiévale ?
Je n'y chercherais pas les secrets de la pierre phylosophale, ou de l'élixir de longue vie.
Je chercherais à réussir :
- une cuisson lente des émotions,
- une transformation des motifs et des thèmes,
- de la patience, du temps, des apprentissages.
Mais ce n'est pas une superproduction de mondes magiques de plus en plus improbables et violents que nous sert trop souvent Hollywood.
Il s'agit de vivre calmement et tranquillement un quotidien de peintre !

Chuuuut !
L'athanor existe…
Mais pas dans un monde magique, fantasmé et photoshopé, acquis par une magie qui ne touche le front que des élus.
Non, il est infiniment petit, il est en nous, en chacun de nous, et il nous rend humain créateur ou pas...

J'aime peindre des objets simples, sans aucune valeur précise, mais surtout, j'aime savoir ce qu'ils font là,
sous cette lumière, dans ce contexte que je leur donne, dans le choix des teintes, dans le cadrage, dans l'espace où ils sont, avec ce qu'ils ont autour.

Quelque chose sans argent, sans possession, qui est accessible, disponible, à ce moment-là, sans exotismes !

Une rencontre, c'est une idée qui épouse un sentiment et voilà la magie éclate,
c'est irrésistible, c'est électrique, nerveux, musculaire, et comme dirait La Grande c'est lymphatique ça circule de partout dans le corps,
et coûte que coûte, quel que soit l'obstacle (il y en a des acharnés !) on passe à l'acte et boum, on peint !

C'est une catastrophe magnifique !

Le sujet est l'acte primordial, essentiel;
Son choix ici, est pure essence, pur désir, une joie effrénée et sensible à absolument tout.

Qu'est-ce qui pourrait arriver de pire à propos du ''sujet'' ?
Ce serait, pour moi, le manque d'envies, le manque de désir.
Que le motif n'épouse pas le thème, que l'idée ne trouve plus son sentiment.
Là, ce serait un trou noir, et il n'y aurait plus aucune toile, aucune œuvre.

Mais la beauté peut naître de l'honnêteté, pas seulement de la joie, si la joie n'est plus.

Bien à vous,
Isabelle LLOR
Lisou pour les intimes et les autres …

Pierre-Auguste RENOIR :
« À mon sens, un tableau doit être quelque chose d'agréable, de joyeux et de joli, oui, de joli !
Il y a déjà bien assez de choses désagréables dans la vie sans en créer d'avantage. »

Alphonse de LAMARTINE :
« Objets inanimés, avez-vous donc une âme 
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? »

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PINCEAUX.

Mes pinceaux, mes achats passés et à venir, l’éthique et l’écologie!

Pour commencer ce sujet, également délicat, je tiens à dire, en premier lieu, que je n’ai aucune accointance, ni de collaboration avec aucune marque !
Je suis certaine de ne pas avoir toutes les données, et je ne demande qu'à évoluer encore dans l'avenir vers de meilleures pratiques, plus éthiques et plus écologiques !
Au début de ma carrière (il y a longtemps, dans une autre galaxie !…), j’utilisais des pinceaux en poils naturels : j’appréciais la martre et le putois.
Internet n’existait pas, et les sources d’information n’étaient que celles des cours et du marketing des fabricants.
Cependant, j’étais contre l’utilisation d’animaux élevés en cage pour leur fourrure et la confection de manteaux. Cela me révoltait, et très jeune, j’ai fait le parallèle avec mes pinceaux de beaux-arts.
J’ai alors écrit aux fabricants des marques commerciales que j’appréciais, mais je n’ai jamais obtenu de réponse de leur part. Mes courriers restaient lettre morte.
C’était pour moi une réponse claire : il ne fallait pas communiquer sur la provenance des poils naturels pour la fabrication des pinceaux.

Très vite dans ma carrière, à une époque où peu de personnes étaient informées ou sensibilisées au sujet des souffrances animales, j’ai pris la décision de diviser en deux catégories la provenance des poils naturels pour les beaux-arts.
Bien entendu, les personnes véganes ne feront pas cette distinction, et de leur point de vue, elles ont raison.
Aujourd’hui, ces informations sont accessibles, et chaque peintre peut faire des choix éclairés sur les achats qu’il souhaite, selon ses techniques, ses envies et ses convictions propres.
Chacun est libre. Je ne ferai pas de critique à l’égard de mes collègues ; simplement, j’exprime ici mes choix pour mes achats.

De mon point de vue, il y a deux provenances différentes pour les poils d’animaux destinés à la confection de pinceaux :

  1. Les animaux capturés dans leur milieu naturel ou élevés en captivité.

  2. Les animaux d’élevage, dont les poils sont des déchets recyclés ou tondus.

1. Les animaux capturés dans leur milieu naturel ou élevés en cage :

Je ne suis pas ici pour tenir un discours choc sur la violence des élevages, des captures ou sur la manière dont les poils sont prélevés, car je ne peux pas décrire les violences infligées à ces animaux. Ce sont des choses difficiles et violentes.
C’est à chacun d’entre nous de chercher ces informations selon son degré de sensibilité.

Voici quelques notions :
1.1 Les élevages dédiés sont proscrits dans la plupart des pays de l’UE, mais certains pays n’ont pas encore ces restrictions. Cela m’étonne que ce soit un problème encore possible.
C’est un sujet problématique à bien des égards.
Les principaux fournisseurs sont la Chine et la Russie ; ces origines me posent véritablement un questionnement éthique.
En ce qui me concerne, c’est non, et ce depuis des décennies. C’est à chacun de prendre position ; je ne juge pas ici les choix des autres peintres.

1.2 Le braconnage : c’est encore plus complexe, car la question que je me pose est : « Comment est-il possible de piéger des écureuils et des martres dans leur milieu naturel ? Est-ce pire ? Non, c’est équivalent en matière de violence et de carnage.

1.3 L’opacité des filières. Aujourd’hui encore, la transparence sur ces origines est floue.
Je ne vois aucune argumentation valide et transparente chez les fabricants.
Je pense qu’il ne peut exister aucune raison d’être rassuré concernant ces élevages et ces captures, sans compter les méthodes de prélèvement sur l’animal.
C’est une horreur. Si vous êtes sensibles, ne cherchez pas à savoir, mais simplement, ne les achetez plus.
Si vous souhaitez en savoir plus, rapprochez-vous des associations de protection des animaux et préparez-vous au pire.

2. Les animaux élevés pour leur viande, dont les poils sont des déchets recyclés :

Je ne suis pas végane et je mange de la viande. J’utilise des pinceaux en poils naturels, qui sont encore dans mon stock, mais que je n’achèterai plus :

Les pinceaux en soie de porc : ces poils sont des déchets de l’industrie alimentaire (les porcs sont élevés pour leur viande), ce qui en fait une option plus éthique pour moi.
Il s’agit d’un sous-produit de l’abattage alimentaire, ce qui est fondamentalement différent du cas d’animaux maltraités avec cruauté spécifiquement pour leurs poils.

Les pinceaux en poils de chèvre, poney ou cheval : les poils sont généralement issus d’animaux d’élevage, tondus ou brossés, ou récupérés après abattage (pour la viande ou le cuir). Par exemple, les poils de chèvre sont souvent tondus annuellement.

J’ai un stock de ce type de pinceaux que je ne peux pas jeter : ce ne serait pas respectueux. Cependant, je pense que je ne les remplacerai pas par de nouveaux achats de ces catégories.

Je me méfie des termes flous comme "poils naturels éthiques" ou "récoltés sans cruauté" : sans preuve, ces allégations restent invérifiables.
Les pinceaux en "soie de porc" sont généralement éthiques (sous-produit de l’industrie alimentaire), mais il faut que la marque ne les mélange pas avec d’autres poils animaux.
Les pinceaux en poils de bœuf, sont très certainement issus d’élevage en Chine, alors qu’ils pourraient sembler être issus de tontes.

3. Les pinceaux synthétiques :

Pour éviter la souffrance animale :
les poils de martre, d’écureuil ou de blaireau sont souvent liés à des pratiques cruelles ou à un élevage dédié, avec une traçabilité impossible et sans certification claire. Sachant que la captivité serait la seule solution pour les fabricants, la seule alternative possible est l’utilisation de pinceaux synthétiques.

Au tout début de mon utilisation de ces pinceaux, il y a longtemps, tout était compliqué : ils avaient une durée de vie très courte, leur prix était tout aussi élevé que celui des pinceaux en poils naturels, et ils ne résistaient absolument pas aux solvants pour l’huile : ils s’ouvraient rapidement en éventail, et ils retenaient beaucoup de matière au niveau de la virole.
Aujourd’hui, les choses ont évolué : leurs qualités ont bien changé, et ils sont devenus d’excellents substituts aux poils naturels, même pour mes techniques à l’huile.
Même pour mes techniques de patines, je n’utilise pas de blaireau, ni même de soie de porc ; les pinceaux synthétiques accomplissent bien leur travail.

Rien n'est jamais parfait : les pinceaux en matières synthétiques posent également la problématique de leur composition… Quelle rabat-joie !
Ces pinceaux sont fabriqués à partir de polymères pétroliers, rien de glamour !
Du nylon : le plus utilisé, très résistant, souple, imitant la martre ou le blaireau.
Du taklon : plus doux et plutôt pour l'aquarelle et l'acrylique
Du polyester : moins intéressant pour l'huile.
Alors, oui leur recyclage reste LE problème !


Par ailleurs l’économie ne sera pas flagrante : les pinceaux de qualité européenne restent chers. Mais choisir la qualité plutôt que la quantité est toujours le meilleur choix.

4. Les marques que j’apprécie :

J’aime travailler avec Isabey (gamme Isacryl), Raphaël (gamme Kaërell), Escoda (gamme Versàtil synthétique) et Rosemary (gamme Eclypse).
Si la provenance des poils naturels reste une interrogation suffisante pour ne plus en acheter depuis longtemps, une autre problématique m’anime :
Où est-ce que les marques fabriquent leurs pinceaux ?

Isabey et Raphaël fabriquent en France, Isabey depuis 1895, et Raphaël depuis 1793.
Escoda fabrique en Catalogne à Sabadell, et Rosemary au Royaume-Uni.
Visitez leurs sites, c’est toujours intéressant. Cependant, oui, ces entreprises fabriquent encore des pinceaux en poils naturels !
Je ne connais pas, à ce jour, d’entreprise qui fabrique en UE ou au Royaume-Uni uniquement des pinceaux synthétiques, sans produire aussi de pinceaux en poils naturels !
Peut-être devrais-je chercher du côté des USA, à suivre... !
Lors de mes prochaines commandes, je m’offrirai des pinceaux en coco et en bambou, ils ne seront pas bons pour l’huile, mais pour l’encre et l’aquarelle, je pense que ce sera intéressant de les étudier.

CONCLUSION :

Depuis des années, j’achète uniquement des pinceaux en poils synthétiques, dont la qualité ne cesse de s’améliorer, chez des fabricants qui me garantissent une production dans l’UE ou au Royaume-Uni, même s’ils fabriquent aussi des pinceaux en poils naturels.
Les pinceaux fabriqués hors de ces pays soulèvent chez moi une préoccupation éthique encore plus grande que la souffrance animale : celle de la souffrance humaine.
Qui a dit que c’était facile d’être peintre ?

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La frontière floue !

Avez-vous remarqué autour de vous : boulangers, cuisiniers, coiffeurs, fleuristes, toutes ces corporations ont des ''ATELIERS'' et se proclament pour certains ''ARTISTES'' ?

Comment un salon de coiffure devient un ''atelier'' ? Comment un boulanger quitte son statut d'artisan et devient ''artiste'' ?

Un geste artisanal maîtrisé se répète à l'infini et son résultat sera toujours le même.
Alors oui, l'artisan peut tendre vers la frontière floue l'art, et s'appeler « artisan d'art », mais à partir de quand devient-il « artiste » ?

Les métiers de l'artisanat d'art peuvent totalement exister dans la frontière de l'art, car elle est large et floue.

La création artisanale est liée à une utilité pratique ou décorative. L'artisan produit des objets qui répondent à un besoin, une fonction précise. Le savoir-faire et la maîtrise technique sont au centre de sa démarche.

L'objet produit est conforme au sens strict, à une idée préexistante, un modèle ou une tradition.

Le geste pourra ainsi se répéter, associé à des techniques précisément définies à l'avance.

Une haute maîtrise, et une précision d'exécution exceptionnelle pourront faire penser au mot « art », cependant même si la tentation est parfois bien grande, la production de ces objets sera en grand nombre, ils seront identiques ou analogues à tout le moins, ils auront une utilité définie, et seront reproductibles.

Des techniques de mise en œuvre bien définies aboutiront toujours aux mêmes résultats, et donc aux mêmes objets produits avec une fonction utilitaire.

La valeur des objets produits, ainsi que celle du travail fourni, dépend de la connaissance et de la maîtrise technique du travail, des gestes et des matériaux, affectant une « réputation » au sein de la corporation et des clients ou commanditaires. Leurs difficultés d'exécution à un niveau d'exception produiront un phénomène de rareté, et le prix des créations pourra être, de ce fait très élevé, mais toujours dans un domaine artisanal.

Croissants et pains au chocolat sont reproduits en grand nombre par des gestes techniques qui auront toujours le même résultat, à chaque répétition. L'artisanat peut être exercé avec brio, et certains artisans maîtrisent leurs métiers de façon inégalable, créant une hiérarchie dans leur propre corporation.

Alors certes, un luthier ou un ébéniste par exemple, rentrera souvent dans la frontière de l'art, s'il crée des objets en pièces uniques, et en œuvres originales. Cependant un restaurant qui s'appelle « atelier », et un chef qui s'appelle « artiste », cela est un peu plus complexe à articuler, car sa démarche est artisanale, et non pas artistique, il ne va pas créer un plat, qui ne se dégustera pas, et qui ne sera jamais refait !
Il va créer un plat, avec une recette précise, que sa brigade pourra refaire à la demande, en contrôlant les techniques aussi bien que lui, mais sans lui.

L'artisanat devenu artisanat d'art peut être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, et évoluer en un autre objet dit immatériel. Cette notion peut rejoindre l'idée de "la frontière floue de l'art", comme pour les dernières inscriptions de 2025 :
L'œuvre de Le Corbusier, le soufflage du verre, la couverture zinguerie, la construction en pierre sèche.

Par ailleurs le prix de la production artisanale est objectivement calculé par trois paramètres principaux :

– le prix des matériaux nécessaires,

– le temps nécessaire et son coût horaire,

– la hiérarchie de la maîtrise des techniques dans une corporation.

Les artisans et les artisans d'art produisent des objets utilitaires, qui sont censés être fonctionnels, et servir à quelque chose. En comparaison, l'art ne sert à rien physiquement, il n'est utile que psychologiquement ou intellectuellement.

Une partie du métier de peintre peut être vue comme un artisanat :

La peinture peut avoir des successions de gestes qui produiront les mêmes effets, comme la préparation d'une toile, la pose d'un vernis, la création d'un châssis, la tension de la toile avec des semences, mais le geste de l'art est unique, une toile est unique, elle ne peut pas avoir de jumelle (en théorie), les copies sont censées être des épiphénomènes.

Chaque œuvre est issue d'un acte créatif unique, non reproductible. Même avec des techniques similaires, les œuvres seront sans précédent et sans descendance. En théorie, car là aussi il peut y avoir des artistes qui travaillent avec un système de multiples, ou un travail délégué à d'autres intervenants que l'artiste lui-même. Il est certain que ces techniques mènent ces artistes vers la frontière floue plus près de l'artisanat.

En art les œuvres n'ont aucune fonction utile, ou pratique : "on ne se sert pas d'une œuvre !"

Leurs valeurs sont d'ordre de :

– l'émotion,

– la réflexion,

– l'esthétique,

– l'intellect et de la connaissance,

– la rareté, l'unique.

TOUTES ces valeurs sont uniquement subjectives, elles varient fortement selon les époques, la sociologie des publics, des lieux de production et de commercialisation et la sensibilité de chaque spectateur ou regardeur.

Ces nombreuses subjectivités sont un drame quotidien pour tous les artistes, car elles vont définir sa gloire et donc son prix de vente, qui ne repose sur rien de tangible.

Le prix de l'art ne repose pas, comme pour l'artisanat, sur le prix des matériaux, sur le prix du temps d'exécution horaire, et sur une certaine hiérarchie dans la maîtrise des techniques. Il repose sur une multitude de paramètres qui, pour la plupart, échappent totalement aux artistes : la mode, l'air du temps, la reconnaissance, le milieu et les moyens financiers d'origine, les opportunités rencontrées, donc la chance, les capacités personnelles de chaque artiste à pouvoir saisir les opportunités, autrement dit, à savoir se vendre.

C'est cruel, dévastateur au quotidien, mais la « cote » d'un artiste dépend de paramètres et d'événements dont il n'a pas forcément le contrôle.
Même si ses techniques d'exécution peuvent incarner une haute qualité, et bénéficier d'une parfaite maîtrise, cela n'interviendra pas forcément dans le prix de vente, ni dans leur nombre, et inversement.

En revanche, il devra ''boucler'' ses exercices comptables en accord avec les lois fiscales en vigueur !

Ses charges seront pourtant bien concrètes : prix de l'atelier et de son fonctionnement, du matériel et des matériaux, des expositions...

Ce sont des sommes importantes qui ne seront pas considérées véritablement dans l'évaluation des prix de vente.

Si de mon point de vue l'artisanat se différencie par sa vocation première de produire des objets reproductibles et utilitaires, dans le monde de l'art les œuvres peuvent devenir des « objets utilitaires » à leur tour, et c'est assez pathétique !
Quand l'art devient objet de spéculations, de pouvoirs, de placements ou d'évasions fiscales, voire une possibilité de blanchiment d'argent, ce qu'il sait faire, hélas, il se réduit dans ces cas à une valeur marchande, bien avant toutes autres valeurs.
Le prix de l'art est tout autant subjectif que les qualités d'une œuvre.

L'art reste-t-il de l'art ou devient-il « objet » quand il se réduit à un pur mouvement financier sans autres considérations ?

L'art peut également se rapprocher de l'artisanat d'art en faisant alliance avec la décoration : peinture décorative murale, panoramiques, grotesques, céramique. La frontière est floue tant du côté de l'artisanat que de l'art.
Il est une quête de beauté, de pureté, d'exaltations, d'innovations, d'abstractions et d'expressions. C'est une recherche sans début, et sans aucune fin possible. Au quotidien nous travaillons, ce travail est tout ce que nous pouvons mettre en perspective, notamment parce que nous ne savons pas d'où vient véritablement l'œuvre. Elle demande à être réalisée, elle demande à naître, mais nous ne connaissons pas précisément ses origines, et ce qu'elle incarnera au final. Une part plus ou moins grande, de la création, reste incertaine, hors de contrôle.

Le processus, malgré la maîtrise des techniques, repose sur une phase intuitive. Cette intuition devra retransmettre, ou traduire, une émotion pure dans l'âme, le cœur ou l'esprit de l'artiste.

Cette émotion, pouvant être passionnée ou pas, vient d'une idée, d'une envie, ou d'une vision particulière, et personnelle, du monde. Elle est unique, subjective et ouverte à l'interprétation.

Chaque artiste explore ses recherches personnelles : séduire, émouvoir, décrire, dénoncer, murmurer, hurler, rire, pleurer, s'attendrir, toutes les composantes humaines qui peuvent animer une création, même la folie. Tout ce qui compose la palette infinie des émotions humaines est possiblement utilisé par les artistes et les créateurs.

Parfois dans un consensus, parfois dans la révolte, dans la rupture des conventions, ou la continuité héritée d'un mouvement passé, ou présent.

L'art est intellectuel, spirituel, transcendantal, oui, et de plus en plus dans l'art contemporain il se dématérialise, et parfois totalement.

Dans ma pratique, je travaille avec mes mains, autant qu'avec mon âme, mon cœur ou mon esprit. Mes mains traduisent mes idées, mes envies, et mes passions en couches fines de peinture sur une toile. Avec ce travail manuel et dans la maîtrise des gestes, je peux ''faire'' et donc je peux ''dire''.

Je porte un héritage, un apprentissage long et rigoureux, je n'ai pas inventé une technique.
J'ai appris et je travaille avec cet apprentissage.

Ma capacité est de transformer une toile tendue sur châssis en une histoire, en émotions, en perceptions, en évocations, en narrations. Un objet certes mais dont le sens est unique et non reproductible.
Je ne me sens pratiquement jamais artiste, mais plus simplement peintre, je tends parfois à rechercher un geste juste et artisanat, plutôt qu'une attitude artistique.

Parfois je rejoins cette « frontière floue » que je tente ici de définir, parce que souvent j'y vis.

Refuser d'être artiste est aussi une humilité, en plus d'être un refus d'attitude, le geste prime, ainsi que le savoir-faire acquis durement, mais mon intention reste la recherche d'émotions.
Donc je ne suis pas artisane, et je ne suis pas artiste non plus : je suis peintre.

I. LLOR

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Pour commencer: définir ses intentions et ses buts, amateurs et professionnels!

Il existe autant de raisons de peindre, non, il en existe bien plus, qu'il n'existe de peintres!
La première séparation qui me vient, et elle n'aura aucune valeur, c'est celle des professionnels et des amateurs, un choix bien difficile, voire impossible, pour la plupart des peintres.
Devenir professionnel est une gageure, un puzzle infaisable dans 99 % des cas, et pourtant nous sommes quelques-uns à relever le défi quotidiennement..
99 % font de moi une optimiste.

Être amateur n'est en rien une valeur supérieure ou inférieure, c'est certainement un choix plus judicieux pour un épanouissement personnel, à condition de pouvoir et de savoir éliminer la vente de sa production, puisqu'il n'est pas possible fiscalement d’échapper à une "professionnalisation" dès les premières ventes.
Sur bien des aspects, nous cherchons tous la quadrature du cercle.
Être amateur en soi, c'est également être peintre sur tous les points, rien ne différencie les professionnels et les amateurs, si ce n'est un régime fiscal.

Il nous faut à tous beaucoup d'enthousiasme, l'apprentissage permanent des techniques et des matériaux, l’approfondissement permanent de nos motivations, tout en cherchant l'élévation des sentiments, faire au "mieux", et dépasser ce "mieux", aller de l'avant malgré tant d'obstacles et pouvoir triompher des grandes difficultés que nous affrontons dans ce monde où l'art n'est présent que dans des coups médiatiques assourdissants, sans faire partie du quotidien de la plupart.
Être peintre au quotidien, c'est avant tout avoir un débordement d'énergie : il nous faut une énergie infinie, positive, douce et non revancharde, sinon nous nous nous arrêtons trop rapidement, or le but est bien de peindre, et de peindre le plus longtemps possible, et le mieux possible.
On ne s’arrête que très rarement à son premier chef-d'œuvre !

En peinture, tous nos sentiments sont exacerbés par la pratique, avoir de mauvaises motivations ou de nobles motivations, c'est faire face à leur ressenti exponentiel en nous, donc autant bien choisir dès le départ pourquoi et comment peindre, car nous sommes si souvent tentés par le découragement.
Connaître ses motivations est un bon début, pour mener le plus loin possible et le plus longtemps possible ses idées, ses envies et donc sa créativité.
Se jeter dans la bagarre sans aucune idée, sans aucune intention, aussi abstraites soient-elles, c'est presque une incitation à l'échec, et c'est toujours dommage.
Le but n'est pas d'échouer, le but est de trouver du plaisir à évoluer, et à faire quelque chose qui nous élève, nous passionne, nous propulse, ou tout simplement nous fait passer de bons moments.
Au départ sont nos intentions et nos buts. Il n'y a pas de "don" !
Ce serait sympa d'aller à "l'école des peintres" parce que nous serions juste sélectionnés à l'avance par un "don", mais c'est gênant quand on me parle de "don", car cela met à sac tous mes apprentissages, mes efforts quotidiens, mes luttes incessantes, et mes capacités à travailler sans perdre le moral, alors véritablement c'est démoralisant, car chaque matin je recommence, avec de la suite dans les idées, et un moral d'acier.
Un "don" détruit tous mes efforts, mettant ainsi un terme à mon histoire.
Non, non, et non, il n'y a pas de don, si ce n'est qu'un courage à suivre ses idées, à ne pas renoncer et à persévérer !
Donc, oui, tout un chacun peut avoir de bons résultats dans les disciplines artistiques avec de la ténacité, des apprentissages, et un bon état d'esprit.
Bien que l'on puisse reconnaître du talent à des artistes ayant un mauvais état d'esprit ! Mais, restons dans le commun des mortels, occupons-nous de nous, amateurs et professionnels. Nous voulons progresser, sans souffrir, en ayant avec nous cette activité manuelle et intellectuelle qui nous attire tant.

Trouver nos motivations les plus sincères (ces choses en nous qui font que…) est le meilleur des départs possible. Au fil du temps, il faudra faire un point de temps en temps :
« Est-ce le chemin le plus épanouissant pour moi malgré les difficultés ?
Comment faire pour aller plus loin, et rester heureuse ? »
Être amateur ou professionnel, c'est à chacun de se poser ces questions.

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Être peintre est un savoir faire, être artiste est un savoir être.
Mon choix est fait depuis longtemps!

Isabelle LLOR

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Pourquoi un blog, ici et maintenant ?

Expliquer toute la technique d’un geste artistique, cela a-t-il du sens ?
Décortiquer dans le détail, expliquer d'étapes en étapes, est-ce important ?
Oui, puisque les traités de peinture m’ont aidée à vaincre des peurs, et bien des timidités, autant que des problèmes techniques.
Donc, sans l’ombre d’un doute, pouvoir et savoir expliquer ses techniques permet à d’autres d’avancer, d’apprendre, de s’informer ou de s’inspirer, peut-être de s’inscrire en faux et de faire différemment, autrement, peu importe c'est important de communiquer amicalement entre créateurs.

L’IA est là, et ne pas s’en servir est presque une bravade de plus, mais aussi une suspicion déjà bien ancrée, aussi il est peut-être plus que nécessaire aujourd’hui de montrer mais aussi de démontrer que c’est bien un artisanat, un geste, un apprentissage, un savoir-faire avant un savoir-être.
Est-ce bien ou est-ce mal ? Je ne saurai répondre.

L’arrivée de l’IA, et son développement si rapide et exponentiel, provoque bien des changements, des catastrophes en série chez les créateurs et auteurs alors que tout était déjà bien difficile. Aujourd’hui tout paraît bien assombri, il va falloir prendre position entre ceux qui utilisent l’IA et ceux qui ne l’utilisent pas.
Personnellement je préfère m’en passer pour chacune des étapes de mon travail, est-ce la bonne décision ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais ce qui m’a décidée, c’est le fait que je veuille rester maître de mes gestes, de mes décisions et de mes capacités autant que de mes incapacités.
Victoires ou déboires, tout sera bien à moi de bout en bout, j’ai pris cette décision, mais très vite je me suis rendue compte que cela ne suffirait sûrement pas, encore faut-il prouver que tout est bien à moi de la conception à la réalisation, c’est une nouveauté dans les difficultés que nous devons combattre sans cesse.

Le blog s’impose, même si dans ce support je ne suis pas véritablement en avance, et sûrement est-il déjà dépassé, mais je ne vois pas comment faire autrement.
Bien que j’aie eu envie de ce blog bien avant l’IA, je reconnais que c’est bien elle qui me fait commencer aujourd’hui.
Elle est là, et la combattre est illusoire, mais l’utiliser n’est pas une obligation, c’est certainement une facilité, ou un outil de plus pour ses utilisateurs. Pour moi elle m’éloigne trop de mes mains, de mon cœur, de mes envies et de mon esprit, elle n’ajoutera que des doutes supplémentaires, et des gênes immenses, même si je comprends bien sa rapidité.
Elle est la nouvelle « camera obscura », ou le nouveau rétroprojecteur, qui ont été cachés dans les ateliers comme des outils honteux, je préfère mes échecs, même les plus cruels ou répétitifs, que de ne pas être à la tête de chaque étape.

Ce blog n’est pas là pour me justifier non plus, ni pour défier l’IA, c’est une expérience, le début d’une relation avec le monde extérieur.
Je n’aime plus l’idée de voyager : je n’y arrive plus ; rencontrer des personnes ou des paysages que je ne reverrai jamais me terrifie.
Amis et paysages du Vaucluse me suffisent, et m’éloigner de mon centre, de mon atelier, m’est très pénible, c’est devenu au fil du temps une chose difficile.

Mon espace est compris entre l’Isle où est l’atelier, et Cabrières-d’Avignon, Goult, Lumières, Murs, Viens, Saignon, Bonnieux, Cucuron, Lacoste, Opède, Ménerbes, Robion, et mes achats à Coustellet de l’alimentaire aux fournitures de l’atelier, ce n’est pas un territoire immense, mais j’en connais tous les recoins.
Si en juin, juillet, août c’est un peu plus compliqué, il me suffit d’aller dans ces espaces non instagrammables qui laissent encore la possibilité d’être dans le calme, et l’apaisement.
Le Luberon garde bien des secrets à l’abri de la rumeur du monde.

Si mon espace est géographiquement réduit, il devient infini, comme par magie, grâce au passage des saisons :
Le Luberon est avant tout une région agricole, chaque jour le travail des agriculteurs façonne ces paysages : cerisiers, pommiers, amandiers, vignes, oliviers, lavandes, maraîchages, blé, et quelques originalités comme des figuiers de Barbarie, des grenades, et du houblon ont, avec les routes, les villages si différents pourtant si proches les uns des autres, et les maisons isolées, les petites routes et les chemins secrets, fait que chaque jour le Luberon est une merveille qui s’anime différemment.
Je bouge beaucoup, mais sur des petites distances.
Mon décor quotidien est un privilège qui ne me lasse pas, et ne me demande aucun effort de rester.

C’est l’atelier qui voyage pour moi, ma galerie en dix années a réalisé un joli miracle pour mon travail : mes toiles sont dans de nombreux pays, sur tous les continents, elles vivent dans d’autres univers que le mien, dans d’autres langues, d’autres cultures et c’est parfait.
Ma santé a fait en sorte que je doive prioriser d’autres choses que la galerie, je suis à ce jour, en avril 2026, encore dans ces soucis jusqu’en juin prochain, où je pourrai imaginer d’autres aventures pour mon atelier et moi.

Mon atelier, lui, veut voyager, aller loin, arpenter ce monde, un blog devient le meilleur moyen de transport pour lui en ce moment.

Alors oui l’IA a accéléré l’idée, elle accélère tout, elle est faite pour ça, mais c’est le voyage qui en a décidé véritablement la naissance, non pas le mien, mais celui de mon atelier et de mes toiles.

Vous avez la parole, vous pouvez me parler via la section contact, même si ce site est non marchand, le dialogue lui est possible si le cœur vous en dit, ou si vous avez des questions, ou des envies de parler peinture, en toute amitié, en toute sécurité, et en toute confidentialité, loin de la foule, des compteurs, des likes, des obligations des réseaux, ici nous sommes entre nous, bien tranquillement.


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Tout commence par une rencontre !

Ce lieu est un espace de travail et de recherche

La peintre définit des chemins sensibles,
c’est un langage, et ici, c’est aussi un partage mené dans le temps et la sincérité.


Bonjour chers visiteurs,

Ce lieu est une invitation douce, pour le plaisir de partager un instant.
Entrer dans un atelier, c’est un peu comme marcher à pas feutrés dans un lieu secret.
On y entre avec curiosité, respect et attention, prêt à découvrir des gestes, des silences, des couleurs qui parlent.

Ce blog est né de ce désir d'ouvrir une porte, et de sentir un monde à portée de main.

Je peins depuis longtemps...
Le temps a sculpté mes gestes, affiné mon regard, installé les techniques et les patiences nécessaires.
Il m’a appris à apprivoiser la solitude et le silence, devenus deux fidèles compagnons, toujours présents, toujours attentifs.
Il m’a appris aussi la répétition, le doute, la persévérance, la joie parfois mêlée à la déception.

Peindre est un rythme, une vie, un engagement : un dialogue avec moi-même, fidèle et exigeant.
Rassembler ici ces heures, ces découvertes et ces joies, c’est offrir un souffle de calme, loin du flux incessant des réseaux sociaux.
Ici pas de compteur, pas de followers, juste quelques instants suspendus entre vous, l’atelier et moi.

Mon travail se déploie aujourd’hui en trois voies, différentes mais animées par la même exigence et la même sincérité:
Collection "CLASSIC": figurative, attentive aux souvenirs et aux détails du temps dans la matière.

Collection "IMPRESSION": guidée par le mouvement, la respiration et la vibration de l’instant.

Collection "ABSTRACT": libre et directe, pensée pour l’espace, l’énergie et l’équilibre.

À cela, s'ajoutent toutes les autres créations de l'atelier, à découvrir au fil du temps.
Ce blog est mon journal d’atelier : un lieu vivant, ouvert, pour parler de peinture bien sûr, mais aussi de lenteur, de choix, de techniques et de découvertes encore à explorer. C’est le plaisir, la joie et la curiosité de travailler, d’essayer encore, toujours.
Un atelier parmi tant d’autres, mais un lieu personnel et sincère.
Rien ici n’est universel, rien n’impose de règle : juste une invitation à passer, à regarder, à ressentir, et peut-être à partager.

Un souffle dans ce monde intime, proche du cœur et loin du bruit.

Bien amicalement votre,

Isabelle LLOR

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