Le cœur tendre de l'amitié, la petite blonde et la petite rousse.
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 27 X 22 cm (n°3 figure)
Titre : “Le cœur tendre de l'amitié, la petite blonde.”
Elles sont arrivées ensemble dans l'atelier, la petite blonde et la petite rousse, de chez Corolle, deux poupettes aux joues roses et aux robes légères, peintes dans un instant de pure insouciance.
Leurs mains potelées portent des cerises jumelles, ces fruits rouges qui deviennent, le temps d’un jeu, des boucles d’oreilles improvisées, jolis trésors d’enfance qui transforment le verger en royaume, le jeu en histoires sans fin.
Entre elles, bruissent des secrets chuchotés, des fous rires sous le cerisier, des jolies promesses scellées d’un « pour toujours » gravé dans le cœur.
La blonde, avec son ruban bleu, et la rousse, parée d’orange, sont le reflet l’une de l’autre : deux moitiés d’une même effusion de joie. Deux sœurs en amitié comme des cerises liées entre elles.
Les cerises sont des pierres précieuses échangées pour fêter l'amitié et le bonheur.
Qu’elles se portent en bijou éphémère, qu’elles se partagent en éclats de rire, ou qu’elles se gardent, précieusement, dans le creux d’une main d’enfant.
Car l’amitié, la vraie, celle qui résiste aux saisons, commence souvent ainsi : par un jeu, un fruit transformé en bijou, et l’audace de croire que tout est possible.
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 27 X 22 cm (n°3 figure)
Titre : “Le cœur tendre de l'amitié, la petite rousse”
L'aveu d'amour qui les lie pour toujours
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 18 X 14 cm (n°0 figure)
Titre : “L'aveu d'amour qui les lie pour toujours”
Ce vase de mariée, si modeste, si fragile, porte en lui toute la vérité d’un amour qui n’a pas besoin d’or pour briller. Une porcelaine sans prétention, choisie par nécessité peut-être, mais devenue, avec le temps, le symbole d’une richesse bien plus précieuse : celle d’un cœur fidèle.
Au creux de ses courbes discrètes, un chien se love, le gardien silencieux des promesses échangées.
Il incarne cette fidélité qui ne se décrète pas, mais se vit, jour après jour.
Autour de lui, le lierre s’enroule, tantôt étreinte, tantôt labyrinthe : « Je m’attache ou je me perds », murmure-t-il. Mais, ici, dans ce petit monde de porcelaine, il n’y a pas de perte, seulement le choix délibéré de grandir ensemble, même dans les fissures.
Puis, il y a les fraises : rouges, vibrantes, posées comme des joyaux sur un autel miniature. Elles parlent d’amour, bien sûr de cet amour romantique qui a osé naître malgré les moyens modestes.
Mais, elles chuchotent aussi la guérison, la tendresse retrouvée, la bienveillance envers soi-même.
Car aimer l’autre, c’est d’abord avoir appris à s’aimer, à cueillir ses propres fruits mûrs de patience et d’espérance.
Peindre ce vase, c’était prendre soin de ce qui a survécu : un mariage, une amitié, une promesse tenace. C’était dire, sans mots : « L’aveu d’amour qui les lie pour toujours ».
La Provençale
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 24 X 16 cm (n°2 paysage )
Titre : “La Provençale”
C’est l’été qui s’invite dans l’assiette : les saveurs de l’huile d’olive, le croquant de l’ail, la douceur des tomates.
Les champs sous la chaleur, des paniers en osier, des marchés où les voix s’élèvent entre les étals.
Elle est la promesse d’une ratatouille qui mijote lentement, d’un tian qui dore au four, d’un repas partagé sous la treille quand la chaleur de la journée s’estompe.
Peindre la Provence elle-même : généreuse, ensoleillée, sans cérémonie.
Un hommage aux maraîchers, aux recettes qui se transmettent de mère en fille, et à cette alchimie simple où quelques légumes et beaucoup d’amour suffisent à faire un festin.
Dans la cuisine: ‘‘la Provençale’’ .
Enfoui sous le jour 30
Acrylique sur toile, châssis à clés
Format : 92 X 65 cm (n°30 paysage )
Titre : “Enfoui sous le jour”
Sous les frondaisons de la Sorgue, le temps au fil de l'eau semble en flottaison.
Le bleu du ciel, fragmenté par les feuilles, danse en éclats sur l’émeraude liquide de l’eau.
Les verts infinis des arbres s’entrelacent avec les lignes douces de la berge, traçant une frontière apaisée entre la terre et le fil de l’eau.
Ici, la fraîcheur enveloppe l’âme. Pas de nostalgie, seulement l’éblouissement du présent, la joie pure d’un instant en suspension.
Deux taches de rouge, comme des éclats de vie, rappellent la chaleur au-delà de ce havre, la présence discrète de l’humain.
Le paysage n’est plus un décor, mais une émotion qui se déploie, fraîche, vibrante et silencieuse. Une élévation, un souffle ‘‘enfoui sous le jour’’.
Il parlait au silence
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 27 X 22 cm (n°3 figure )
Titre : “Il parlait au silence”
Le cabanon se tient là, modeste et droit, comme un gardien des saisons. Ses murs crépis ont vu défiler bien des saisons, ses vieilles tuiles connaissent le poids des pluies et la caresse du soleil. Autour, les cannes de Provence de la saison dernière, droites et fières, murmurent sous un vent léger.
Le potager s’éveille. La terre, encore fraîche, laisse deviner les premiers sillons, les promesses de semis, les premières fleurs arrivent.
Le jardinier reviendra, il regardera son potager renaître à nouveau.
Il ne parlera pas, mais il écoutera. Il écoutera le craquement de la terre sous ses pas, le chant lointain des oiseaux qui reviennent.
Il sera heureux, un peu solitaire, comme tous ceux qui savent que la terre répond à ceux qui l’écoutent.
Les flans du Luberon, en arrière-plan, veillent. Leurs courbes douces, leurs teintes changeantes selon l’heure, rappellent que chaque cycle est une renaissance. Ici, le printemps qui arrive n’est pas une saison, c’est une confidence. Une histoire qui recommence, patiemment, entre les mains du jardinier et l'amitié complice de la nature.
Il parlera à nouveau au silence, comme il parlait au cours des saisons dernières, dans le frémissement des feuilles, le parfum de la terre retournée, et cette certitude tranquille que la vie, toujours, finit par revenir au potager.
Floraison sous le souffle azur du Ventoux
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 27 X 19 cm (n°3 paysage )
Titre : “Floraison sous le souffle azur du Ventoux”
Sous le souffle azur du Ventoux, le paysage s’éveille en une peinture tendre et joyeuse.
Au premier plan, un amandier tortueux, fier, tenace, malgré les hivers. Ses branches, noueuses et fortes, explosent en mille fleurs blanches, fragiles en apparence, mais déterminées. Une floraison généreuse, un rire clair après les frimas, une promesse :
"Le printemps est bientôt là !"
Le chemin caillouteux serpente, invitant à la balade. On devine les pas des promeneurs, ceux qui s’arrêtaient, comme nous, pour humer l’amandier en fleur, ce parfum sucré et léger qui danse avec le vent. Tout est calme, et pourtant tout vibre.
La terre entière se prépare, les bourgeons gonflent, la lumière caresse les pétales.
C’est ce moment précis, entre deux saisons, où la nature ose enfin la joie.
Où l’on se dit que la beauté, parfois, tient dans un amandier en fleurs, un sentier qui monte, et cette montagne, là-bas, qui nous rappelle que les choses solides savent aussi se parer de douceur.
Le mistral souffle gentiment aujourd'hui, le ciel est d'un bleu cyan, les fleurs blanches dansent sous le souffle azur du Ventoux.
La petite vaisselle des jours heureux
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 22 X 16 cm (n°2 figure )
Titre : “La petite vaisselle des jours heureux”
Un repas chez Mamie se termine dans la joie habituelle, une tasse de porcelaine, celle de toujours, celle des jours heureux, avec ses fleurs roses un peu passées.
Elle déborde de cerises, certaines encore dans la tasse, d’autres éparpillées autour comme des éclats de rire. La petite Lili a couru jusqu’au verger, les joues roses, les mains remplies de trésors rouges, elle a versé les cerises dans la tasses, mais toutes ne rentraient pas :
" - Tu me les gardes pour après, hein maman ? Tu les gardes ? !"
En fond, le brouhaha de ce joyeux du repas. Les adultes parlent fort, les rires fusent.
Sur la terrasse, les enfants vont et viennent, en tourbillons de cris et de jeux, pieds nus sur les dalles chaudes.
Chez mamie, les discussions s’interrompent pour un "Goûte donc, c’est bon !", des chaises qu’on tire pour faire de la place à un ami, à un voisin, à la vie.
Le café va arriver, fumant et noir, mais personne n’est pressé, c'est un bonheur vif et pétillant, comme les cerises grappillées au verger. Demain, quand la petite fille cherchera ses fruits oubliés, elle trouvera à la place le souvenir de cette lumière, de ces voix, de cette certitude : chez mamie, le bonheur a toujours eu le goût des jours heureux.
La douceur d'un matin en cuisine 1 F
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 22 X 16 cm (n°1 FIGURE )
Titre : « La douceur d’un matin en cuisine»
Un coquetier en porcelaine adorable, joli mais aussi solide, avec un décor de roses minuscules, presque timides, enserre un œuf encore tiède, tandis qu’un second repose à côté, comme une promesse, une attente.
Une framboise, juste une, posée là, sans raison, sinon celle de nous rappeler que la beauté se niche dans les détails.
C’est un matin comme tous les autres, et pourtant, c’est aujourd’hui que tout compte. La lumière filtre à travers les rideaux, dessine des ombres douces sur le carrelage. Toi, moi, et ce silence complice où chaque geste est une tendresse : le cliquetis de la cuillère, le bruissement du journal, l’arôme du café, nous sommes heureux.
Rien d’extraordinaire, juste l’essentiel. Ce bonheur immense et calme du quotidien, ce bonheur d’être là, ensemble, à savourer l’instant avant qu’il ne devienne un joli souvenir:
la douceur d’un matin en cuisine…
La clarté de l'enfance des rêves et la danse n°2
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 33 X 24 cm (n°4 FIGURE )
Titre : « La clarté de l’enfance des rêves et la danse»
Une paire de chaussures d’enfant, en cuir blanc usé, abandonnées là. Les brides sont défaites, les petits pieds ont préféré la liberté : la terre sous les orteils, l'herbe qui chatouille, le vent qui ébouriffe les cheveux.
Autour, des cerises éparpillées, rouges comme des éclats de rire. L’enfant a filé, pieds nus, emporté par une comptine, une danse folle, un jeu sans fin. On ne sait pas encore, à cet âge, que ces instants volés seront plus tard les joyaux de la mémoire.
À l’ombre, les adultes sont restés à table. Ils parlent, peut-être, de choses sérieuses. Mais ici, sous le soleil, il n’y a que l’essentiel : la clarté des rêves d'enfants, la légèreté des pas dans la danse, et cette certitude enfantine que le bonheur, c’est maintenant…
E 22 . 23 . 24
Recherches:
Thèmes en devenir / variations / improvisations / préludes / études
Joyaux de fin d'été
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 33 X 19 cm (n°4 marine )
Titre : « Joyaux de fin d’été »
Cinq figues, l’une entrouverte comme un secret partagé, et une grappe de raisin noir, presque confidentielle.
Une douceur posée là, après une cueillette distraitement joyeuse, dans la tiédeur de la fin août.
L’après-midi s’étire, la chaleur est plus clémente. Les parfums du verger montent, lourds de soleil et de terre généreuse.
Un bonheur simple: des rires qui résonnent, des mots qui s’attardent, des jeux d'enfants.
C’est l’heure plus calme où l’on se retrouve, entre amis, en famille, pour l’essentiel.
Une envie de réel, de simplicité, de ces instants qui n’appartiennent qu’à nous, comme des’’ joyaux de fin d'été’’.
“Fin d'après-midi dans le Luberon”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 46 X 33 cm (n°8 paysage )
Titre : « Fin d’après-midi dans le Luberon »
Au centre, l’arbre s’élève, solide et bienveillant, comme un gardien silencieux. Son feuillage dialogue avec le ciel, qui occupe les deux tiers de la toile, vaste et apaisant. En bas, les vallons d’herbes sèches ondulent doucement, dorés par le soleil, porteurs de cette chaleur qui inonde le Luberon au mois d'août.
C’est un coin perdu du Luberon, loin des regards, où la nature murmure plutôt qu’elle ne parle. Une rencontre inattendue, lors d'une randonnée à la recherche de nouveaux motifs pour l’atelier, un arbre qui semble nous attendre, et offrir son ombre autant que sa présence. Ici, tout respire le bien-être : l’air est léger, le temps suspendu, et l’on se sent protégé, comme enveloppé par une douceur bienfaisante.
Un instant de paix, une parenthèse où l’on se surprend à sourire, simplement parce que le monde, parfois, sait être tendre.
Jouer à la dinette s'en souvenir 2F
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 24 X 19 cm (n° 2 figure)
Titre : « Jouer à la dinette s’en souvenir »
La dinette de fer blanc brille doucement, comme un trésor d’enfance retrouvé. La cafetière, la petite tasse et la sous-tasse, le petit sucrier, sont alignés avec sérieux, et attendent leur tour pour servir un café imaginaire.
Tout est prêt, le jeu va commencer par l'arrivée des invités.
Dans la petite tasse, les framboises éclatent de rouge, promesses de gourmandise et de rires étouffés. Devant la cafetière, des cerises posées sur une feuille de cerisier ajoutent une touche de nature à ce monde miniature, comme si le jardin était aussi de la fête., en se transformant en palais imaginaire.
Le fond, ocre jaune pâle et gris nuageux, évoque ces après-midis où le temps semble sans fin. Ce tableau, c’est l’enfance: ces jeux qui semblent si réels, ces instants où une dinette devient un royaume, et où chaque détail devient, des années plus tard, un souvenir précieux. « Jouer à la dinette, s’en souvenir », parce que ces petits riens sont les graines des grands bonheurs.
“Jolis instants”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 33 X 22 cm (n°4 paysage )
Titre : « Jolis instants »
Le sucrier en porcelaine est là, délicat et précieux, ses dorures discrètes captent la lumière comme un clin d’œil complice. Les roses qui l’ornent, tendres et romantiques, sont une célébration de la douceur, de ces détails qui transforment un instant en souvenir.
Il est rempli de cerises, ces fruits généreux et gourmands, dont le rouge profond contraste avec la blancheur de la porcelaine. Leur présence est une promesse de plaisir, de ces jolis bonheurs qui se dégustent sans modération.
Le couvercle, posé à côté, repose sur quelques cerises éparpillées, comme abandonné dans la hâte d’un moment volé. Ce désordre apparent est en réalité une grâce : celle de l’instant qui n’attend pas, qui se savoure sans façon.
Le fond bleu nuageux enveloppe la scène, lui donnant une profondeur onirique. Il évoque ces après-midis où le temps semble suspendu, où chaque geste devient un rituel, chaque objet un trésor.
Ce tableau, c’est l’art de célébrer l’éphémère avec élégance. Un romantisme assumé, mais sans naïveté, une technique sûre au service d’une émotion pure. « Jolis instants », ceux qui passent, mais qui, une fois peints, deviennent éternels.
“La présence d'une promesse”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 61 X 50 cm (n° 12 figure)
Titre : « La présence d’une promesse»
Le Soir dans le Luberon secret
En haut de la toile, les murs de pierre et les piscines s’étirent, baignés d’ocres pâles et de bleutés nacrés, presque transparents. Ils gardent la chaleur du jour, cette lumière qui s’accroche encore, comme un dernier soupir avant le repos. Les cloisons, larges et généreuses, évoquent des extérieurs à cette heure : les terrasses vides, les ombres qui s’allongent, le silence qui s’installe peu à peu.
Puis, en descendant, la toile s’assombrit. Les cloisons se font plus petites, plus serrées, comme les maisons qui se blottissent dans l’ombre naissante. La nuit commence à déployer son manteau plus frais et apaisant. Les cellules, sombres et intimes, s’animent : une lumière s’allume ici, un foyer s’éveille là. Les gestes deviennent plus libres, la vie change de rythme, libérée de la chaleur du jour.
Et toujours, ces lignes de force. Elles tracent les chemins sinueux que je parcours, ces routes étroites où les cyprès se découpent en silhouettes bleu noir. Elles guident, elles racontent le retour, je roule sur les petites routes, presque des chemins, d'un Luberon intime, discret, et qui existe au quotidien, protégé du bruit et de l'agitation. Je rentre à la maison en parcourant ces petites routes inconnues du tourisme, cette transition douce entre le monde et la maison, entre le soleil et la nuit plus fraîche.
Ce tableau, c’est le souvenir d’un instant volé : celui où le Luberon secret se révèle, où la journée s’achève en douceur, et où la fraicheur du soir est une promesse de calme retrouvé.
E. 16.17.18.19.20.21
Recherches:
Esquisse de lueur / trace de lumière / ombre portée / reflet ébauché / lueur naissante
“Eclaircie”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 65 X 54 cm(n° 15 figure )
Titre : « Eclaircie »
Sur la toile, le climat se fait plus doux. Les tons blancs, bleutés et verts tendres s’étirent comme un souffle après l’orage, une pause où tout devient plus léger. Les notes de bleu solaire percent çà et là, éclats discrets d’une lumière qui revient, qui caresse cette sensation de paysage abstrait.
Les petites cloisons, fines et précises, dessinent des villages, des maisons, des refuges, des éclats rouges/orangés comme des foyers. Elles suivent les lignes de force, ces chemins que l’humain trace, pour avancer. Elles forment un tissage fragile, un réseau de vies qui respirent, qui se répondent.
L’ensemble est vaporeux, presque impalpable. C’est l’éclaircie, celle du ciel et celle de l’esprit : un moment où tout semble possible, où l’on se laisse porter, où l’on retrouve, enfin, le chemin du calme.
“Joli-cœur joue à la dinette”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 35 X 24 cm (n° 5 paysage)
Titre : « Joli-coeur joue à la dinette »
Démarquez-vous
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de « Joli-coeur ».
La dinette en porcelaine est sortie de sa boîte en carton, elle était à la mode dans ces années-là, ses petites roses orangées comme des éclats de soleil sur un fond de fête semblent sourire et faire partie de la fête. Les bords dorés brillent, promettant des thés imaginaires, des gâteaux inventés. Un petit monde où une tasse devient un trésor, où une assiette se remplit de rêves.
À côté, les fraises fraîchement cueillies au potager posent, encore tiédies par le soleil. Elles sont la récompense, la gourmandise, la preuve que la magie existe : celle de courir entre les rangs des fraisiers, de choisir les plus belles, les plus grosses et les plus rouges, de les déguster en riant, les doigts tachés de jus.
Ce tableau, c’est l’enfance en un clin d’œil : ces heures, où le temps n’a plus de prise. Où une dinette devient un salon de thé dans un palais immense, où des fraises sont un festin, où chaque instant est un bonheur simple, gravé à jamais.
« Joli-cœur joue à la dinette » : l’insouciance, la douceur, et la promesse que ces petits bonheurs deviendront, un jour, nos plus doux souvenirs.
“Inviter au jardin”
Huile sur toile, châssis à clés
Format : 41 X 27 cm (n° 6 paysage )
Titre : « Inviter au jardin »
Sur un sol nuageux, presque impalpable, la nature s’anime, respire, s’apprête. Ce n’est pas une nature morte, mais une nature vivante, qui attend, qui frémit, qui se prépare à accueillir.
La grappe de raisin noir, généreuse et juteuse, s’offre comme une promesse de rires et de conversations qui vont s’étirer sous le soleil. Ses grains, gonflés de suc et de soleil, semblent prêts à éclater de joie. À ses côtés, la pêche, douce et veloutée, se blottit comme un secret partagé, une douceur à savourer entre deux éclats de voix.
Devant elles, un verre en cristal aux bords dorés capture la lumière, la renvoie en éclats joyeux. Il est vide, mais pas pour longtemps : il attend le vin qui va couler, les toasts improvisés, les « à ta santé » lancés dans l’air léger. Il est le symbole de ces moments où tout est possible, où le temps se suspend.
Puis, il y a les prunes : trois vertes, encore fermes, qui promettent une fraîcheur acidulée, et une noire, mûre à point, presque confidentielle. Elles sont la diversité des goûts, des humeurs, des histoires qui vont se croiser aujourd’hui.
Tout est là, posé avec une apparente négligence, mais chaque détail compte. Le fond, flou et lumineux, évoque le jardin qui s’étend au-delà, les arbres qui bruissent, les chaises qui attendent, les verres qui vont se remplir. Ce tableau, c’est l’instant avant : celui où tout est encore possible, où l’on sent déjà les embrassades, les éclats de rire, les confidences murmurées.
Inviter au jardin, c’est bien plus que préparer une table. C’est ouvrir un espace, un temps, une parenthèse où l’on se retrouve, où l’on se laisse aller à la douceur de l’instant. C’est dire : « Venez, tout est prêt ! » Et surtout : « Passez un bon moment !»